Risques et sinistres
Indice risques industriels : valeur, calcul et évolution
Découvrez la valeur de l'indice risques industriels au 1er juillet 2026, sa formule, sa base 1000 et comment indexer capitaux, garanties et primes.
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L’indice RI est un indice composite : il combine le coût de la construction, le coût horaire du travail dans l’industrie mécanique et électrique, et les prix de production des produits métallurgiques et des biens intermédiaires. Sa valeur de 7 451 se rattache au trimestre qui commence le 1er juillet 2026, et non à sa date de mise en ligne. Une nouvelle valeur paraît chaque trimestre : avant de recalculer un capital, vérifiez sur la publication de France Assureurs si la valeur du trimestre suivant est déjà disponible, puis comparez-la à l’indice de référence inscrit dans vos conditions particulières.
Valeur de l’indice risques industriels au 1er juillet 2026 et variation annuelle
La dernière valeur confirmée par France Assureurs au moment de la rédaction est de 7 451 points au 1er juillet 2026. Un an plus tôt, au 1er juillet 2025, l’indice valait 7 348 points : la progression est donc de 103 points, soit +1,4 %. Le mouvement reste modéré et régulier depuis début 2024, après la très forte poussée de 2022.
Deux dates ne doivent pas être confondues. La date de référence (1er janvier, 1er avril, 1er juillet ou 1er octobre) désigne le trimestre auquel la valeur s’applique. La date de publication, elle, correspond au moment où l’organisme professionnel met le chiffre en ligne, qui peut précéder ou suivre de quelques semaines le début du trimestre. Un contrat cite toujours la première, jamais la seconde.
| Trimestre de référence | Valeur 2024 | Valeur 2025 | Valeur 2026 | Variation 2026 sur un an |
|---|---|---|---|---|
| 1er janvier | 7 245 | 7 298 | 7 391 | +1,3 % |
| 1er avril | 7 221 | 7 330 | 7 407 | +1,1 % |
| 1er juillet | 7 257 | 7 348 | 7 451 | +1,4 % |
| 1er octobre | 7 261 | 7 381 | À vérifier sur la publication officielle | À calculer dès parution |
Sur 2025, les hausses annuelles trimestre par trimestre s’échelonnaient entre +0,7 % (janvier) et +1,7 % (octobre). Le rythme de 2026 s’inscrit dans la même fourchette. Pour une entreprise, cela signifie que l’indexation automatique ajoute en ordre de grandeur 1 à 2 % par an aux capitaux et aux primes indexés, loin des à-coups de la période 2022-2023.
À faire maintenant : relevez la valeur de l’indice figurant sur votre dernier avis d’échéance, rapprochez-la de la ligne correspondante du tableau, et notez l’écart en pourcentage. C’est ce chiffre qui explique la variation de votre prime hors changement de garanties.
Base 1000, terme à échoir et mise à jour trimestrielle de l’indice RI
L’indice risques industriels a été fixé à 1000 au 1er avril 1975. Une valeur de 7 451 signifie que le panier de coûts qu’il suit a été multiplié par un peu plus de 7,4 depuis cette date. Ce niveau n’a pas de signification en euros : il ne sert qu’à mesurer un rapport entre deux dates, ce qui est précisément l’usage qu’en font les assureurs.
La mise à jour est trimestrielle. Quatre valeurs paraissent donc chaque année, rattachées au premier jour de chaque trimestre civil. Les professionnels qui gèrent un portefeuille de polices reviennent consulter la publication à chaque changement de trimestre, car c’est elle qui alimente les avis d’échéance émis ensuite.
Ce que signifie « indice composite sur terme à échoir »
France Assureurs qualifie l’indice RI d’indice composite sur terme à échoir. Composite, parce qu’il agrège quatre séries statistiques distinctes. À échoir, parce que la valeur est établie pour la période qui s’ouvre : l’indice du 1er juillet est destiné aux échéances et aux calculs du trimestre qui commence, et non à mesurer ce qui s’est passé pendant le trimestre écoulé. La logique est la même que pour une prime payée d’avance : on fixe le montant au début de la période couverte.
Conséquence pratique : l’indice repose forcément sur les dernières données connues des composantes, qui portent sur des mois antérieurs. Il existe donc toujours un léger retard entre l’évolution réelle des coûts industriels et leur traduction dans l’indice.
Données provisoires et décalage avec la date d’effet de la police
Les indices de prix de production de l’Insee utilisés dans la formule restent provisoires pendant trois mois avant d’être définitifs. Une valeur de l’indice RI est donc calculée à partir de chiffres susceptibles d’être légèrement révisés. En pratique, la valeur de l’indice RI retenue dans un contrat n’est pas recalculée après coup : c’est la valeur publiée qui fait foi pour l’échéance concernée.
Le second décalage concerne la police elle-même. Les cabinets de courtage rappellent qu’un contrat émis en janvier peut très bien porter l’indice du troisième trimestre de l’année précédente, simplement parce que c’était la dernière valeur connue au moment de l’établissement du devis ou des conditions particulières. Rien d’anormal à cela, mais il faut le savoir pour comparer correctement deux valeurs.
Le réflexe utile : identifiez dans vos conditions particulières la mention exacte de l’indice de souscription (valeur et trimestre), et conservez-la. Sans elle, aucune vérification ultérieure de l’indexation n’est possible.
Formule de calcul de l’indice risques industriels : les composantes A, B, C et D
La formule publiée par France Assureurs est la suivante :
I = 45 + 2,26 A + 19,43 B + 6,91 C + 9,48 D
Le terme constant 45 représente une part fixe de l’indice, insensible aux variations des composantes. Les quatre coefficients jouent un double rôle : ils pondèrent l’influence de chaque poste de coût et convertissent des séries aux bases très différentes (1941, 2008, 2015) sur l’échelle unique de l’indice RI. Ils ne doivent jamais être modifiés ni arrondis lors d’un recalcul.
| Composante | Série utilisée | Source | Base de la série | Poste de coût représenté |
|---|---|---|---|---|
| A | Indice FFB du coût de la construction | Fédération Française du Bâtiment | 1 au 1er janvier 1941 | Bâtiments, locaux industriels, travaux de reconstruction |
| B | Indice mensuel révisé du coût horaire du travail, industrie mécanique et électrique | Insee, série 1565183 | 100 en décembre 2008 | Main-d’œuvre de fabrication, réparation et remise en état |
| C | Indice de prix de production de l’industrie française, produits métallurgiques (CPF 24) | Insee, série 10534652 | 2015 | Acier, métaux, structures et équipements métalliques |
| D | Indice de prix de production de l’industrie française, biens intermédiaires | Insee, série 10534800 | 2015 | Composants, matières et produits semi-finis, stocks |
Recalculer l’indice RI étape par étape
Aucune page de référence ne détaille la démarche, pourtant simple pour qui veut contrôler un chiffre ou anticiper la valeur suivante :
- Récupérez la dernière valeur de l’indice FFB du coût de la construction (A).
- Relevez sur le site de l’Insee les trois séries B, C et D grâce à leurs identifiants, en notant si les valeurs de prix de production sont encore provisoires.
- Multipliez chaque composante par son coefficient : 2,26 pour A, 19,43 pour B, 6,91 pour C, 9,48 pour D.
- Additionnez les quatre produits, puis ajoutez la constante 45.
- Comparez votre résultat à la valeur publiée : un écart signale le plus souvent une différence de mois de référence ou une donnée provisoire révisée depuis.
Ce recalcul n’a pas de valeur contractuelle : seule la valeur diffusée par France Assureurs s’impose aux parties. Il reste précieux pour un responsable financier qui veut prévoir le budget assurance du trimestre suivant à partir des tendances Insee déjà connues. Si vous gérez plusieurs sites, faites cet exercice une fois par an, au moment de préparer le budget.
Appliquer l’indice risques industriels à un capital assuré ou une garantie
L’indice RI est d’abord un outil d’indexation. Il est surtout utilisé dans les contrats dommages aux biens des entreprises : assurance incendie des établissements industriels, multirisque industrielle ou professionnelle, contrats couvrant le contenu (matériel, outillage, marchandises). Selon les polices, il s’applique aux capitaux assurés, aux limites d’indemnité, aux franchises et à la prime. Les conditions générales et particulières précisent toujours ce qui est indexé et ce qui ne l’est pas : c’est ce texte, et non l’usage général, qui décide.
Le mécanisme est proportionnel. Le nouveau montant se calcule ainsi : montant d’origine multiplié par l’indice de l’échéance, puis divisé par l’indice de souscription.
Prenons un capital contenu fixé à 1 000 000 € lors d’une souscription à l’indice 7 348 (1er juillet 2025). À l’échéance suivante, avec l’indice 7 451, le capital devient 1 000 000 × 7 451 / 7 348, soit environ 1 014 017 €. Une franchise de 5 000 € indexée de la même manière passe à environ 5 070 €. La prime suit la même proportion si elle est elle-même indexée, hors évolution tarifaire décidée par l’assureur.
Sur la question du coût, une hausse de l’indice RI se répercute donc mécaniquement sur la prime des contrats indexés, dans la même proportion. Avec une variation annuelle proche de 1,4 %, l’effet est limité. Il l’était beaucoup moins en 2022 : entre janvier 2022 et janvier 2023, l’indice est passé de 6 513 à 7 270, soit environ +11,6 %, ce qui a gonflé à la fois les capitaux et les cotisations.
Échéance, avenant ou sinistre : quel indice retenir
- À l’échéance annuelle : l’assureur applique la valeur de l’indice prévue par la clause, généralement la dernière connue à la date d’émission de l’avis d’échéance.
- Lors d’un avenant (ajout d’un bâtiment, hausse de capital, nouvelle activité) : vérifiez si le nouvel avenant fixe un nouvel indice de base. Si c’est le cas, les calculs futurs partiront de cette nouvelle valeur, et non plus de celle de la souscription initiale.
- Au moment d’un sinistre : beaucoup de contrats prévoient que les montants garantis sont ceux de la dernière échéance, parfois majorés dans une limite fixée. L’indice joue alors sur le plafond disponible, pas directement sur le chiffrage des dommages, qui repose sur les coûts réels de reconstruction ou de remplacement.
Lors d’une déclaration, la question du plafond indexé revient souvent dans les échanges avec l’assureur ; les démarches et précautions pour déclarer un sinistre professionnel sans fragiliser son contrat méritent d’être préparées avant même l’événement.
Sous-assurance : quand l’indexation ne suffit plus
L’indice RI suit une moyenne nationale de coûts. Il ne connaît ni le prix de votre presse hydraulique, ni la hausse des délais de livraison d’une ligne de production importée. Si la valeur réelle de vos biens progresse plus vite que l’indice, l’écart se creuse chaque année sans que personne ne le remarque. Au jour du sinistre, l’assureur peut alors appliquer la règle proportionnelle de capitaux : si le capital déclaré ne représente que 80 % de la valeur réelle, l’indemnité peut être réduite dans la même proportion, selon les clauses du contrat.
L’excès inverse existe aussi : un matériel ancien, amorti, dont le capital continue d’être indexé chaque année, conduit à payer une prime pour une valeur que l’assureur ne remboursera jamais, la valeur à neuf garantie étant souvent limitée par un coefficient de vétusté. Pour un artisan, la question se pose très concrètement le jour où l’outillage ou le matériel professionnel est volé : le montant inscrit au contrat décide du niveau de remboursement.
La garantie perte d’exploitation obéit à une logique différente. Elle couvre la baisse de marge brute et les frais supplémentaires pendant la période d’arrêt qui suit un dommage garanti, sur la base des comptes de l’entreprise. Son montant se réévalue avec le chiffre d’affaires et la marge déclarés, pas avec l’indice RI. Il en va de même pour les risques immatériels : les garanties et limites des contrats couvrant les cyberattaques reposent sur des plafonds négociés, sans lien avec un indice de coûts industriels.
Selon votre position, la démarche diffère :
- Dirigeant ou responsable financier : faites réévaluer les bâtiments et le matériel par un expert tous les trois à cinq ans, ou après tout investissement important, et laissez l’indice entretenir la valeur entre deux expertises.
- Courtier : contrôlez la cohérence entre l’indice de base des avenants successifs et rappelez à l’assuré la mention de l’indice sur chaque avis d’échéance.
- Expert d’assuré : après sinistre, vérifiez que le plafond appliqué correspond bien à la dernière valeur d’indice contractuelle.
Indice RI, indice FFB, bris de machines, bris de glaces, RC générale : comparer les indices d’assurance
France Assureurs publie plusieurs indices destinés aux contrats d’entreprises. Ils ne sont pas interchangeables : chacun correspond à une famille de garanties et à une structure de coûts particulière.
| Indice | Base | Dernière valeur relevée | Formule ou composition | Usage principal |
|---|---|---|---|---|
| Risques industriels (RI) | 1000 au 1er avril 1975 | 7 451 au 1er juillet 2026 (+1,4 % sur un an) | 45 + 2,26 A + 19,43 B + 6,91 C + 9,48 D | Dommages aux biens des entreprises industrielles : bâtiments, matériel, marchandises |
| Bris de machines | 100 au 1er janvier 1971 | 1 348,7 au 1er juillet 2026 (+2,2 % sur un an) | 10 + 7,359 B + 2,33 C | Casse accidentelle et dommages internes des machines et équipements |
| Bris de glaces | 100 en juin 1941 | 73 045 au 1er juillet 2026 (+3 % sur un an) | BT45 × 482,78 (BT45 : index Insee base 2010, série 1710977) | Vitrages, vitrines, façades vitrées |
| FFB (coût de la construction) | 1 au 1er janvier 1941 | Valeurs trimestrielles comprises entre 1 171,8 et 1 179,5 en 2024 | Indice de la Fédération Française du Bâtiment | Bâtiments, multirisques immeubles et locaux professionnels |
| RC générale | Historique publié depuis 2003 | Consulter la publication officielle | Indice propre à la responsabilité civile | Plafonds et primes des contrats de responsabilité civile générale |
La différence entre l’indice RI et l’indice FFB tient à leur périmètre. L’indice FFB ne mesure que le coût de la construction de bâtiments. L’indice RI l’intègre comme composante A, mais y ajoute le travail industriel, les métaux et les biens intermédiaires : il reflète donc mieux la valeur d’un site de production complet, avec ses équipements et ses stocks. Un local commercial ou un immeuble de bureaux sera plus souvent indexé sur l’indice FFB, une usine ou un entrepôt de marchandises sur l’indice RI.
L’indice bris de machines s’appuie lui aussi sur le coût horaire du travail et sur les prix des produits métallurgiques, ce qui explique des évolutions proches mais pas identiques : +2,2 % sur un an contre +1,4 %. L’indice bris de glaces, lui, suit une seule série du bâtiment. Quant à la construction neuve, elle relève d’autres mécanismes : la responsabilité des constructeurs et ce que couvre réellement l’assurance décennale ne dépendent pas de ces indices de dommages.
Point de vigilance : une même entreprise peut avoir plusieurs contrats indexés sur des indices différents. Dressez la liste de vos polices avec, pour chacune, l’indice utilisé et sa valeur de base. Vous saurez ainsi expliquer chaque hausse de cotisation sans dépendre de l’assureur.
Historique de l’indice risques industriels depuis 2007
Les valeurs ci-dessous reprennent les publications trimestrielles relayées par France Assureurs et par les cabinets de courtage. Elles permettent de retrouver l’indice de souscription d’un ancien contrat ou de mesurer l’évolution sur une longue période.
| Année | 1er janvier | 1er avril | 1er juillet | 1er octobre |
|---|---|---|---|---|
| 2026 | 7 391 | 7 407 | 7 451 | Publication à vérifier |
| 2025 | 7 298 | 7 330 | 7 348 | 7 381 |
| 2024 | 7 245 | 7 221 | 7 257 | 7 261 |
| 2023 | 7 270 | 7 277 | 7 317 | 7 319 |
| 2022 | 6 513 | 6 647 | 6 810 | 7 069 |
| 2021 | 6 186 | 6 206 | 6 280 | 6 385 |
| 2020 | 6 206 | 6 205 | 6 203 | 6 195 |
| 2019 | 6 134 | 6 157 | 6 179 | 6 194 |
| 2018 | 5 987 | 6 019 | 6 052 | 6 100 |
| 2017 | 5 807 | 5 846 | 5 899 | 5 948 |
| 2016 | 5 840 | 5 819 | 5 796 | 5 783 |
| 2015 | 5 783 | 5 805 | 5 814 | 5 819 |
| 2014 | 5 746 | 5 751 | 5 758 | 5 772 |
| 2013 | 5 711 | 5 716 | 5 769 | 5 753 |
| 2012 | 5 627 | 5 637 | 5 683 | 5 690 |
| 2011 | 5 321 | 5 388 | 5 496 | 5 573 |
| 2010 | 5 124 | 5 132 | 5 160 | 5 240 |
| 2009 | 5 302 | 5 303 | 5 229 | 5 146 |
| 2008 | 5 071 | 5 077 | 5 103 | 5 185 |
| 2007 | 4 848 | 4 911 | 4 956 | 5 015 |
Trois phases ressortent de cette série. En 2007 et 2008, l’indice progresse de 3 à 7 % par an selon les trimestres. Fin 2009 et début 2010, il recule nettement (jusqu’à -3,4 % sur un an au 1er janvier 2010), puis il évolue lentement entre 2012 et 2021, avec même de légers replis en 2016 et en 2020. Enfin, 2022 marque une rupture : plus de 750 points gagnés entre janvier 2022 et janvier 2023, dans un contexte de forte hausse des prix industriels, avant une stabilisation à partir de 2023. Entre janvier 2007 et juillet 2026, la hausse cumulée dépasse 50 %.
L’indice RI peut donc baisser, et une indexation à la baisse est en principe possible si la clause du contrat le prévoit. Pour exploiter l’historique, retrouvez l’indice de base de chacune de vos polices dans ce tableau, calculez la hausse cumulée jusqu’à la dernière valeur, puis comparez-la à l’évolution réelle de la valeur de vos installations : un écart important justifie une expertise ou une renégociation des capitaux.
Où consulter la valeur officielle de l’indice risques industriels ?
La valeur de référence est publiée par France Assureurs, l’organisation professionnelle des assureurs, dans son récapitulatif des indices dommages aux entreprises. Les composantes B, C et D sont diffusées par l’Insee et la composante A par la Fédération Française du Bâtiment. Les tableaux relayés par les courtiers sont pratiques, mais en cas de doute, c’est la publication officielle qui fait foi.
Quels contrats d’assurance sont indexés sur l’indice RI ?
L’indice RI sert surtout aux contrats dommages aux biens des entreprises : assurance incendie des établissements industriels, multirisques industrielles ou professionnelles, couverture du matériel et des marchandises. Il peut indexer les capitaux, les limites d’indemnité, les franchises et la prime. Seules les conditions du contrat indiquent précisément quels montants suivent l’indice.
L’indice risques industriels peut-il diminuer d’un trimestre à l’autre ?
Oui, l’historique le montre : l’indice a reculé fin 2009 et début 2010, puis plus légèrement en 2016, en 2020 et au printemps 2024. Comme il suit des prix de production et des coûts réels, une baisse des métaux ou des biens intermédiaires se répercute sur sa valeur. L’effet sur les capitaux et la prime dépend alors de la rédaction de la clause d’indexation.
Pourquoi l’indice de mon contrat ne correspond-il pas à la date d’effet ?
L’indice est publié trimestriellement avec un délai, et le contrat retient souvent la dernière valeur connue au moment de son établissement. Une police prenant effet en janvier peut ainsi mentionner l’indice d’un trimestre antérieur. Ce décalage est normal : l’essentiel est que la même règle soit appliquée à chaque échéance.
L’indexation sur l’indice RI protège-t-elle de la sous-assurance ?
Elle la limite sans la supprimer. L’indice suit une moyenne nationale de coûts, alors que la valeur de vos bâtiments et équipements peut évoluer plus vite. Une expertise périodique des biens, complétée par l’indexation entre deux expertises, reste la méthode la plus sûre pour éviter une réduction d’indemnité.
L’auteur
Expert en prévention des risques
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